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Sonnerie programmable pour église :
automatiser angélus, glas et volées

Pendant des siècles, il a fallu quelqu’un au pied du clocher pour sonner l’angélus, annoncer la messe ou tinter le glas. Les sonneurs se font rares, mais les cloches, elles, sont toujours attendues. Une sonnerie programmable prend le relais : les cloches sonnent juste, au bon moment, sans que personne ne monte. Voici comment programmer les sonneries d’une église, ce qu’il est possible de régler, et qui décide des horaires.
Qu’est-ce qu’une sonnerie programmable ?
C’est un système de commande qui déclenche les cloches à des horaires et selon des séquences définis à l’avance. Il s’appuie sur trois éléments.
- Les cloches électrifiées. Chaque cloche est équipée d’un moteur de volée (elle se balance) et, selon les besoins, d’un marteau de tintement (elle est frappée, immobile). Nous expliquons ce principe dans notre article sur l’électrification des cloches d’église.
- L’horloge de commande (ou horloge de sonnerie programmable). C’est le cerveau de l’installation. Elle garde l’heure exacte, contient le calendrier des sonneries et envoie les ordres aux moteurs.
- Le coffret de puissance et de sécurité. Il alimente les moteurs et protège l’installation.
L’horloge de commande est en général installée à la sacristie ou dans un local accessible, pas dans le clocher. On agit sur les sonneries sans gravir une seule marche.
Que peut-on programmer ?
À peu près tout ce qu’un sonneur faisait à la main, avec la régularité en plus.
- La sonnerie des heures : les heures, parfois les demies, tintées sur une cloche.
- L’angélus : traditionnellement sonné trois fois par jour, le matin, à midi et le soir, avec ses séries de trois coups suivies d’une volée.
- Les volées d’offices : appel à la messe du dimanche, vêpres, fêtes.
- Le glas : tintement lent annonçant un décès ou des obsèques, avec les variantes propres à chaque paroisse.
- Les sonneries de fête : mariages, baptêmes, plenum (toutes les cloches ensemble) pour les grandes occasions.
- Les sonneries civiles : commémorations, événements communaux.
- Le silence nocturne : une plage horaire pendant laquelle rien ne sonne.
Chaque sonnerie est une séquence : quelles cloches, dans quel ordre, combien de temps. Ces séquences respectent les usages locaux. Un angélus ne sonne pas de la même façon dans la Loire et en Alsace, et c’est très bien ainsi.
Comment régler l’angélus automatique et les autres scénarios ?
La programmation se fait en deux niveaux.
Le programme permanent. Ce sont les sonneries qui reviennent chaque jour ou chaque semaine. Ce qu’il faut régler : angélus automatique, sonnerie des heures, messe dominicale. On les règle une fois, à la mise en service, avec la paroisse et la mairie. Pour régler l’angélus automatique, par exemple, on choisit ses trois horaires et la séquence de tintements et de volée propre à la paroisse.
Les événements ponctuels. Un mariage samedi à 15 h, des obsèques mardi matin, une fête patronale : on ajoute la sonnerie à la date voulue, et elle se déclenche seule. On peut aussi la lancer immédiatement, d’une simple pression sur une touche.
Qui fait ces réglages ? Le plus souvent le sacristain, un bénévole de la paroisse ou un agent communal. L’interface est conçue pour eux, pas pour des techniciens. Selon le matériel, la commande se fait depuis le boîtier, une télécommande ou une application à distance.
L’horloge gère aussi ce qu’on oublie : le changement d’heure été-hiver, les fêtes mobiles du calendrier liturgique sur les modèles qui l’intègrent, et la remise à l’heure automatique. Quand elle sert d’horloge mère, elle pilote en même temps les cadrans du clocher, comme nous l’expliquons dans notre article sur la synchronisation des horloges.

Qui décide des horaires de sonnerie ?
C’est une question fréquente, et la réponse est dans la loi. L’article 27 de la loi du 9 décembre 1905 prévoit que les sonneries de cloches sont réglées par arrêté municipal et, en cas de désaccord entre le maire et le responsable de l’association cultuelle, par arrêté préfectoral. Le décret du 16 mars 1906 précise que cet arrêté règle l’usage des cloches tant pour les sonneries civiles que pour les sonneries religieuses, et qu’il est communiqué au responsable du culte.
Concrètement :
- les sonneries religieuses (angélus, offices, glas) relèvent de la paroisse, dans le cadre fixé par l’arrêté ;
- les sonneries civiles (heures, commémorations, alerte en cas de péril commun) relèvent de la commune, selon les textes et les usages locaux ;
- le maire, garant de la tranquillité publique, peut encadrer les horaires.
L’intérêt d’une sonnerie programmable est justement de traduire cet accord en réglages : une fois les horaires décidés, ils sont appliqués à la minute près, tous les jours.
Gérer le voisinage et le silence nocturne des cloches
Les cloches font partie du paysage sonore d’un village. Elles peuvent aussi gêner, surtout la nuit. Faut-il tout couper ? Rarement. Les réglages permettent presque toujours de trouver un équilibre.
- Une plage de silence nocturne, par exemple de 22 h à 7 h, pendant laquelle les heures ne sonnent plus.
- La suppression des répétitions : l’heure sonnée une fois au lieu de deux.
- Le choix de la cloche : tinter les heures sur une cloche plus petite, moins puissante.
- Le tintement plutôt que la volée pour certaines sonneries matinales.
Aucun texte national n’impose d’horaires de silence : c’est l’arrêté du maire et l’usage local qui tranchent. Avant de modifier une sonnerie contestée, le bon réflexe est donc de réunir la mairie et la paroisse, puis de faire régler l’horloge en conséquence.
Au-delà de l’église : écoles, usines, bâtiments publics
Le principe d’une sonnerie programmée ne s’arrête pas au clocher. Une école a ses sonneries de cours, une usine ses changements d’équipe, une mairie son carillon. La logique est la même : une horloge de commande, un calendrier, des séquences.
Dans les établissements scolaires, la sonnerie des cours cohabite avec les signaux d’alerte, qui doivent rester distincts. C’est le sujet de notre article sur le PPMS en établissement scolaire. HIMS Énergies installe les deux types de systèmes, campanaires et industriels.
Questions fréquentes
Peut-on modifier les horaires soi-même ?
Oui. C’est même l’objectif : ajouter une sonnerie de mariage, décaler un office ou suspendre les heures pendant une période se fait depuis l’horloge de sonnerie programmable, sans intervention d’un technicien. Une prise en main est prévue à la mise en service.
Que se passe-t-il en cas de coupure de courant ?
Les cloches ne sonnent pas pendant la coupure. Au retour du courant, les horloges de commande actuelles conservent leur programmation en mémoire et retrouvent l’heure, selon le modèle grâce à une réserve de marche ou à une synchronisation automatique.
Est-ce compatible avec des cloches anciennes ?
Oui, après vérification de leur état. Une cloche ancienne peut être électrifiée et programmée à condition que son joug, ses fixations et son battant soient sains et que les moteurs soient réglés pour respecter son mouvement d’origine.
Peut-on encore sonner à la main ?
Oui. Toutes les sonneries peuvent être déclenchées manuellement depuis la commande. Dans certains clochers, la corde est conservée pour une ou plusieurs cloches.
Un clocher à automatiser ou des sonneries à remettre d’aplomb ?
Diagnostic et devis, spécialiste campanaire depuis 1987 : nous réalisons l’électrification des clochers et la programmation des sonneries, en région stéphanoise et au-delà.



